Mise à jour du mardi 28 juillet 2026, 22 h 30 — point de situation préfectoral le plus récent
C’est désormais le point de situation le plus récent de la préfecture de la Gironde, postérieur au communiqué de 19 h 24 sur les retours à Eysines, Mérignac et Le Haillan. Il ne déclare pas le feu « fixé » : « Le feu est stabilisé mais demeure actif », et « en soirée le feu reste toujours actif, mais contenu, sur le camp de Souge, sur le Grand Crohot, et à Lanton ». Pour les personnes fragiles, cela veut dire une chose simple : l’exposition aux fumées n’est pas terminée, et les consignes décrites dans cet article restent d’actualité.
- Le point sanitaire à retenir : canicule orange à partir de 12 heures le mercredi 29. La préfecture annonce des conditions météorologiques défavorables avec des températures en hausse (vigilance canicule orange à compter de 12h), un taux d’humidité en baisse et des vents autour de 40 km/h d’ouest en est. Pour un sénior ou une personne insuffisante respiratoire, les deux contraintes se superposent au lieu de se remplacer : se calfeutrer contre les fumées ne dispense pas de s’hydrater et de chercher la fraîcheur, et aérer pour rafraîchir n’est pas indiqué quand les fumées sont perceptibles. La règle pratique : pièce la plus fraîche du logement, fenêtres fermées, hydratation régulière sans attendre la soif, et appel du 15 en cas de gêne respiratoire aiguë.
- Bilan humain : 110 sapeurs-pompiers blessés depuis le début de l’événement, contre 88 au point du lundi 27 juillet à 22 h 30 et 93 à celui du mardi 28 juillet à 13 h 00 : +22 blessés en 24 heures, sur une seule journée de reprises. Ce décompte, comme la formule « aucune victime parmi la population », ne vaut que pour le feu de Saumos : il ne recouvre pas la mort des caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter le 21 juillet 2026, sur un incendie distinct, près de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac.
- 14 reprises de feu traitées dans la journée de mardi, et 121 km de coupes tactiques réalisés sur les 127 km prévus (contre 103 km aux points précédents).
- Environ 4 000 personnes évacuées en plus le matin du 28 à Lacanau (campings, résidences de tourisme, villages vacances et parcs de loisirs). Si vous accompagnez une personne âgée hébergée dans ce type de structure, le déplacement en urgence est en soi un facteur de risque : pensez à emporter l’ordonnance et les traitements en cours, et signalez toute pathologie respiratoire ou cardiaque au centre d’accueil.
- Surface : 42 000 hectares, reconduits pour la troisième fois — « Mardi 28 juillet, la surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares ». Ce n’est pas un bilan définitif : le feu n’est pas fixé, la surface est reconduite d’un point à l’autre. À noter : un agrégateur tiers non officiel affiche 43 000 hectares ; aucune source primaire ne le confirme, nous gardons le 42 000 préfectoral comme référence et signalons l’écart plutôt que de trancher.
- Inchangés : 240 habitations détruites (« ce bilan peut être amené à évoluer avec les visites de reconnaissance prochaines ») et plus de 220 000 personnes évacuées. Le communiqué de 22 h 30 ne redonne pas le nombre de communes : le « 23 communes » cité plus bas reste rattaché au point du dimanche 26 juillet. Moyens encore mobilisés : 2 700 sapeurs-pompiers, 23 moyens aériens, 1 500 militaires, 1 440 forces de sécurité intérieure.
Source : préfecture de la Gironde, « Incendie de Saumos : point de situation à 22h30, ce mardi 28 juillet », page portant la mention « Mis à jour le 28/07/2026 » — consulter le communiqué. Relevé le mercredi 29 juillet 2026 à 1 h 15. Les chiffres cités plus bas restent rattachés à leur point de situation d’origine (25, 26, 27 juillet et 28 juillet à 13 h 00) : ce sont des instantanés datés, conservés tels quels.
Mise à jour du mardi 28 juillet 2026, 19 h 24 — retours autorisés à Eysines, Mérignac et Le Haillan
La préfecture de la Gironde a diffusé, le 28 juillet 2026 en soirée, un communiqué distinct des points de situation : « Après évaluation des conditions de sécurité, Sophie Brocas, préfète de Gironde, a pris la décision d’autoriser les habitants précédemment évacués à regagner leur domicile sur les communes d’Eysines, Mérignac et du Haillan. » Pour les personnes âgées et fragiles hébergées en centre d’accueil, c’est la première autorisation de retour depuis le début des évacuations.
- Ce retour est révocable. La préfecture écrit noir sur blanc : « En fonction de l’évolution de la situation, une nouvelle évacuation pourrait être ordonnée si les conditions de sécurité venaient à l’exiger. » Il est demandé aux habitants de « se préparer à une potentielle nouvelle évacuation ».
- Les consignes restent strictes sur place : suivre les consignes des autorités et des forces de l’ordre, « rester extrêmement vigilants et ne pas s’approcher des zones sécurisées ou interdites », et faciliter l’intervention des secours et des équipes techniques encore mobilisées.
- Rentrer ne veut pas dire respirer un air sain. Un logement resté fermé plusieurs jours près d’un foyer actif peut avoir accumulé des suies et des odeurs de fumée. Aérez largement dès que l’air extérieur le permet, et si vous êtes asthmatique, insuffisant respiratoire ou cardiaque, gardez le traitement de secours à portée de main et consultez en cas de gêne persistante.
- Préparez le sac de ré-évacuation avant de défaire les valises. Une nouvelle évacuation reste possible : gardez ensemble ordonnances, traitements pour plusieurs jours, lunettes, aides auditives, pièce d’identité et coordonnées d’un proche référent. Pour une personne âgée isolée, c’est ce qui fait la différence si l’ordre repart dans la nuit.
- Ce que cela change dans le reste de cette page. Les passages ci-dessous indiquant qu’« aucun retour de population n’est autorisé tant que le feu n’est pas fixé » sont datés du point préfectoral du lundi 27 juillet et sont conservés comme instantanés : ils ne valent plus pour Eysines, Mérignac et Le Haillan, où le retour a été autorisé le 28 juillet sans que le feu ait été déclaré fixé.
Source : préfecture de la Gironde, communiqué « Incendie de Saumos : les habitants d’Eysines, Mérignac, Le Haillan autorisés à rentrer chez eux », mis en ligne le 28 juillet 2026 (document PDF associé horodaté au 28 juillet 2026 à 19 h 24) — consulter le communiqué. Relevé le 28 juillet 2026 à 22 h 50. Ce retour ne vaut que pour ces trois communes : les autres communes évacuées restent soumises aux mesures en vigueur, et le feu de Saumos n’était toujours pas annoncé comme fixé à cette heure.
Mise à jour du mardi 28 juillet 2026 (point de situation préfectoral de 13 h 00)
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Cumul fumées + chaleur : la journée de mardi est la plus exposée pour les personnes fragiles. La préfecture indique que « les prévisions météorologiques prévues pour cette journée de mardi sont défavorables au regard notamment de la hausse des températures ». Pour un senior, une personne asthmatique, insuffisante respiratoire ou cardiaque, c’est un double facteur de risque : les particules des fumées d’une part, la contrainte thermique d’autre part. Les consignes détaillées plus bas (confinement, FFP2, hydratation, report des efforts) valent pleinement dans cette configuration.
- Qualité de l’air : l’ARS Nouvelle-Aquitaine publie et met à jour ses recommandations sur la qualité de l’air liée aux incendies — consulter le point de l’ARS. C’est la référence à suivre avant de sortir, plutôt qu’une impression visuelle de « ciel dégagé » : les particules fines restent en suspension bien après la dissipation du panache visible.
- Une évacuation ciblée sur l’habitat fragile. La préfète a ordonné ce mardi l’évacuation des campings, résidences de tourisme, villages vacances et parcs de loisirs de Lacanau, soit près de 4 000 personnes, « au vu de leurs caractéristiques fragiles (tentes, mobil-homes, structures en bois) ». Si un proche âgé séjourne dans ce type d’hébergement, cette consigne le concerne directement — les personnes évacuées doivent rejoindre les axes vers Carcans et Castelnau-Médoc.
- Deux lignes d’écoute ouvertes : la cellule d’information du public fonctionne désormais 24 h/24 au 09 70 80 90 40 (taper 1 pour la Gironde), renforcée par la cellule nationale InfoPublic ; une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) est joignable au 0800 719 912. Ce second numéro est à connaître pour les personnes âgées évacuées en urgence, chez qui le choc du déracinement et la rupture des repères pèsent souvent plus lourd que l’exposition elle-même.
- Animaux restés sur place : la préfecture signale que des habitants ont dû partir sans pouvoir emmener leurs animaux de compagnie ou d’élevage. Les services de l’État recensent les besoins de prise en charge non satisfaits à l’adresse incendie33.animaux@gironde.gouv.fr. Chez une personne âgée évacuée, l’inquiétude pour un animal laissé au domicile est un motif fréquent de refus d’évacuation ou de retour prématuré : signaler la situation est plus efficace que de retourner sur place.
- Où en est le sinistre : surface brûlée reconduite à 42 000 hectares — un chiffre repris d’un point à l’autre, pas un bilan final — feu décrit comme « stabilisé » malgré plusieurs reprises nocturnes mais jamais annoncé comme fixé ; plus de 220 000 personnes évacuées dans 24 communes, aucun retour possible sans autorisation de la préfecture ; 93 sapeurs-pompiers blessés depuis le début de l’événement et 240 habitations détruites (bilan provisoire). Moyens engagés : 2 750 sapeurs-pompiers, 18 moyens aériens, 1 500 militaires, 1 440 forces de sécurité intérieure, 103 km de coupes tactiques.
Source : préfecture de la Gironde, « Incendie de Saumos : point de situation à 13h00, ce mardi 28 juillet », page consultée le mardi 28 juillet 2026 à 16 h 50. Les chiffres cités plus bas dans cette page restent rattachés à leur point de situation d’origine (25, 26 et 27 juillet) : ils n’ont pas été modifiés, car ce sont des instantanés datés.
- L’ARS Nouvelle-Aquitaine assimile l’impact des fumées d’incendie à celui d’un pic de pollution intense.
- En cas d’exposition, elle recommande un masque filtrant FFP2 ou FFP3, le niveau de filtration devant être adapté à l’épaisseur des fumées et à la fragilité des personnes.
- Publics à risque : personnes âgées, maladies respiratoires ou cardio-respiratoires, asthmatiques, nourrissons et jeunes enfants, femmes enceintes.
- En cas de symptômes ou de gêne respiratoire : se rapprocher d’un médecin généraliste et, à défaut et selon l’intensité, appeler le 15. Information préfecture de Gironde : 09 70 80 90 40 (9h-17h).
- Population exposée élargie : au point de situation de la préfecture du dimanche 26 juillet à 22 heures, près de 220 000 personnes ont été évacuées à titre préventif dans 23 communes, et 12 centres d’accueil répartis sur 9 communes hébergent une partie d’entre elles — dont des seniors en hébergement collectif.
Pourquoi les fumées d’un feu de forêt sont un sujet de santé #
Le feu déclaré le mercredi 22 juillet 2026 à Saumos, en Gironde, a brûlé 42 000 hectares — surface estimée au point de situation de la préfecture du dimanche 26 juillet à 22 heures, reconduite à 42 000 hectares jusqu’au point du mardi 28 juillet à 22 h 30 —, dans un département placé en vigilance noire feux de forêt. En fin d’après-midi, les moyens engagés ont été portés à 1 400 sapeurs-pompiers, appuyés par 18 moyens aériens auxquels s’ajoutent 13 appareils envoyés en renfort par 8 pays européens ; le ministère des Armées a en outre annoncé en fin d’après-midi le déploiement exceptionnel de 1 500 militaires sur le terrain « dès ce soir », en plus des moyens déjà engagés. Le feu n’était toujours pas fixé samedi soir. Depuis, le dispositif a encore été renforcé : au point de situation de la préfecture du dimanche 26 juillet à 22 heures, ce sont 2 500 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires et 1 200 forces de sécurité intérieure qui sont engagés, appuyés par 18 moyens aériens et 105 engins forestiers employés à la réduction tactique du combustible. Au-delà du front de flammes, ce sont les fumées — étendues sur la Gironde et les Landes — qui concernent le plus grand nombre d’habitants.
L’ARS Nouvelle-Aquitaine donne un repère simple pour comprendre l’enjeu : l’impact de ces fumées est assimilable à celui d’un pic de pollution intense. Autrement dit, les précautions à prendre ressemblent à celles d’un épisode de pollution atmosphérique marqué, avec une attention particulière pour les personnes déjà fragilisées.
Santé publique France maintient de son côté une surveillance sanitaire renforcée, en lien avec Atmo Nouvelle-Aquitaine, tant que l’épisode reste actif. Atmo Nouvelle-Aquitaine assure le suivi de la qualité de l’air pendant les incendies en Gironde et dans les Landes : c’est la source à consulter pour connaître l’état de l’air près de chez soi.
Ce qui a changé dans la soirée du 25 juillet
Deux éléments du point de situation du soir concernent directement les personnes fragiles. D’abord, depuis vendredi soir, l’incendie s’est transformé en pyrocumulonimbus — un « orage de feu » décrit par la préfète de la Gironde Sophie Brocas comme une situation inédite, jamais observée en France. Ce nuage génère ses propres éclairs et projette des braises très loin devant le front de flammes. Concrètement, pour les habitants, cela signifie que des fumées et des retombées peuvent survenir à distance du foyer principal et évoluer vite : les consignes de confinement et les bulletins de qualité de l’air doivent être suivis au fil de la journée, et non consultés une fois pour toutes.
Ensuite, le SAMU a installé un hôpital mobile au Parc des expositions de Bordeaux, où sont accueillis les évacués. En fin d’après-midi, le ministère des Armées a annoncé le déploiement de 1 500 militaires « dès ce soir » : parmi les moyens détaillés figurent 11 équipes médicales et des solutions d’hébergement pour les évacués — lits de camp, restauration, distribution d’eau —, ainsi que 23 bus de transport, des sous-groupements du génie équipés de bulldozers, 7 hélicoptères d’appui logistique et un drone Reaper de surveillance. « Les prochaines heures peuvent être difficiles », a déclaré le ministre des Armées Sébastien Lecornu. Côté météo, un vent d’Est devait se lever à partir de 16 heures, faisant redouter une situation proche de celle du vendredi 24 au soir, jour où la préfète Sophie Brocas a indiqué que l’incendie avait « changé de nature » vers 17 heures. À 17 h 22, la préfète a par ailleurs annoncé que 140 maisons ont été détruites dans le département — un bilan porté depuis à 240 habitations détruites, chiffre provisoire au point de situation de la préfecture du dimanche 26 juillet à 22 heures, reconduit à l’identique jusqu’au point du mardi 28 juillet à 22 h 30. Dans les Landes, environ 3 000 habitants ont été autorisés à regagner les secteurs stabilisés à partir de 20 heures ; aucun retour de population n’est annoncé en Gironde à cette heure.
Un retour à domicile, lorsqu’il est autorisé, ne signifie pas que l’air est redevenu normal : les fumées peuvent persister après le passage du feu. Les précautions décrites plus bas restent valables tant que les fumées sont perceptibles, et toute gêne respiratoire chez une personne à risque justifie de se rapprocher d’un médecin.
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Nuit du 25 au 26 juillet : l’escalade du samedi soir
La situation s’est de nouveau aggravée dans la soirée du samedi 25 juillet. La préfecture a ordonné l’évacuation de nouvelles communes vers la métropole bordelaise et le Bassin d’Arcachon : Marcheprime, plusieurs quartiers de Cestas (Croix-d’Hins, Pierroton, Toctoucau, les Argentiers), Biganos, Le Barp et Blagon ; les habitants de Mios et de Lacanau-de-Mios sont invités à se tenir prêts à partir (feuxdeforet.fr, bulletinbordelais.eu). Selon franceinfo, ces ordres du samedi soir représentent environ 8 000 nouvelles évacuations ; la préfecture, citée ensuite par franceinfo, a de son côté avancé un chiffre de 55 000 personnes concernées par l’ensemble des mesures — deux chiffres distincts, chacun attribué à sa source.
Pour les personnes évacuées sans solution de repli, un centre d’accueil a été ouvert à Gujan-Mestras ; le Hall 3 du Parc des expositions de Bordeaux-Lac a par ailleurs été préparé pour accueillir jusqu’à 10 000 personnes (bordeaux-gazette.com). Sur le plan sanitaire — le point qui concerne le plus directement les lecteurs de cette page —, le CHU de Bordeaux a rouvert son ancien EHPAD de Lormont pour accueillir des personnes âgées évacuées, et le SAMU a reçu environ 3 600 appels en 24 heures, contre environ 2 500 habituellement (bordeaux-gazette.com). Ce niveau d’appels rappelle la consigne déjà citée plus haut : réserver le 15 aux situations qui le justifient, et passer d’abord par un médecin généraliste quand c’est possible.
Côté météo, le ministre des Armées Sébastien Lecornu a indiqué que les prévisions météorologiques « redeviennent défavorables », avec un vent d’Est attendu. Le feu n’est toujours pas fixé dans la nuit du 25 au 26 juillet, et aucun point de situation préfectoral n’a été publié depuis celui de 13 h le 25 juillet : les éléments ci-dessus proviennent des sources de presse citées, dans l’attente d’un nouveau bilan officiel. Le message d’ordre général reste inchangé : un retour autorisé dans une commune ne signifie pas que l’air y est redevenu normal.
Dimanche 26 juillet, vers 4 h : reprise du feu, « situation critique »
La nuit n’a pas apporté d’accalmie. Le feu a repris en virulence samedi soir : France 24 évoque une « situation critique » et une lutte qui « s’annonce encore longue et ardue dans la nuit de samedi à dimanche ». Selon France 24, la préfecture a ordonné 55 000 nouvelles évacuations samedi soir « face à la reprise de l’incendie », et le total des personnes évacuées à cause des feux dépasse désormais les 200 000 à l’échelle du pays — un niveau que France Télévisions qualifie de « jamais-vu ». Selon les pompiers de la Gironde cités par l’AFP, le pyrocumulonimbus s’est réactivé : le feu « crée son propre vent, avec des tourbillons, devient erratique et ingérable » — en clair, le brasier fabrique son propre orage et ses propres rafales. Pour les personnes fragiles, cela confirme le point déjà souligné plus haut : les fumées peuvent changer de direction rapidement, y compris loin du front de flammes, et les consignes ainsi que les bulletins de qualité de l’air doivent être suivis en continu, pas consultés une fois pour toutes.
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À noter pour les déplacements — y compris les trajets médicaux — : la préfète a pris vers 1 h 50 un arrêté de fermeture partielle de l’A63 (sens Sud-Nord entre Liposthey et Cestas, sens Nord-Sud entre la rocade de Bordeaux et Marcheprime), secteur à éviter impérativement selon France 24. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a par ailleurs détaillé l’engagement de 1 400 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires et 1 700 forces de sécurité intérieure (France 24). Dans les Landes, 3 000 personnes ont été autorisées à rentrer à Biscarrosse selon France 24 ; aucun retour n’est annoncé en Gironde. En cas de gêne respiratoire chez une personne à risque, la consigne de l’ARS rappelée plus haut reste la référence : se rapprocher d’un médecin généraliste et, à défaut et selon l’intensité, appeler le 15.
Dimanche 26 juillet, en matinée : 42 000 hectares, 220 000 évacués, feu « hors de contrôle »
Le bilan s’est encore alourdi dimanche matin. La préfecture de la Gironde annonce 42 000 hectares de surface brûlée (chiffre annoncé dimanche, relayé par franceinfo — il remplace les bilans divergents de samedi) et 220 000 personnes évacuées au total depuis mercredi, dont 55 000 nouvelles évacuations dans la nuit de samedi à dimanche près de Bordeaux, « en réponse à la reprise du feu ». Le feu est décrit « hors de contrôle » et se rapproche de Bordeaux, selon France 3 Nouvelle-Aquitaine ; l’armée est engagée en renfort. La préfecture a publié dans la nuit un point de situation daté de dimanche 2 h sur gironde.gouv.fr, confirmant les 55 000 évacuations préventives supplémentaires sur cinq communes (Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios — désormais évacuée — et Cestas) et la fermeture partielle de l’A63.
Conséquence directe pour les personnes fragiles et leurs aidants : le trafic ferroviaire est interrompu dimanche au sud de Bordeaux jusqu’à nouvel ordre — circulation coupée vers Arcachon et jusqu’à Morcenx en direction de Dax et de Mont-de-Marsan (SNCF, citée par franceinfo). Si un rendez-vous médical ou un rapprochement familial suppose un trajet en train dans ce secteur, vérifiez l’info trafic officielle SNCF avant tout déplacement, et privilégiez le report de ce qui peut l’être. L’extension des évacuations et l’approche du feu vers l’agglomération signifient aussi que des fumées denses peuvent toucher Bordeaux et sa périphérie : les consignes décrites dans cet article (confinement, limitation des efforts, masque FFP2/FFP3 en cas d’exposition, suivi des bulletins d’Atmo Nouvelle-Aquitaine) valent désormais pour un périmètre beaucoup plus large que le seul voisinage du feu.
Dimanche 26 juillet, point préfectoral de 22 h : 42 000 hectares, 220 000 évacués dans 23 communes
Au point de situation de la préfecture du dimanche 26 juillet à 22 heures, la surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares et près de 220 000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 23 communes, dont 55 000 supplémentaires dans la nuit. Cinq communes ont été évacuées à titre préventif : Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas. Les personnes évacuées sont accueillies dans 12 centres d’accueil répartis sur 9 communes : cet hébergement collectif concerne directement des seniors, parfois éloignés de leur médecin traitant et de leurs repères habituels. Les moyens engagés sont portés à 2 500 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires et 1 200 forces de sécurité intérieure, appuyés par 18 moyens aériens et 105 engins forestiers mobilisés pour la réduction tactique du combustible. Côté dégâts, 240 habitations détruites ont été recensées, chiffre provisoire susceptible d’évoluer avec les évaluations de dommages. La préfecture rappelle qu’il est interdit d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées. Source : point de situation de la préfecture de la Gironde du dimanche 26 juillet à 22 h 00.
Au point du 26 juillet à 22 heures, la préfecture indiquait une situation très défavorable ; au point préfectoral du lundi 27 juillet au matin, le feu est resté « globalement stable au cours de la nuit », mais il n’est toujours pas fixé. Un pyrocumulonimbus — un nuage d’orage engendré par le feu lui-même — s’est formé la veille au soir, avec une forte activité électrique. Ce phénomène éclaire l’intensité du sinistre et le fait que des fumées et des retombées puissent survenir loin du front de flammes. Pour les personnes fragiles, la conséquence pratique est simple : les bulletins de qualité de l’air et les consignes locales doivent être suivis au fil de la journée, et non consultés une fois pour toutes.
Sur le bilan humain, le périmètre doit être précis. Pour ce sinistre, la préfecture indique qu’aucune victime n’est à déplorer parmi la population. En revanche, 84 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de l’incendie, dont 9 de plus sur la dernière période. Et cette formule ne vaut pas pour l’ensemble des incendies du département : deux sapeurs-pompiers sont morts le mardi 21 juillet 2026, vers 14 h 30, sur un feu distinct, près du parking longue durée de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac — les caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter, 34 ans, de la caserne de Saint-Médard-en-Jalles.
Pour les personnes évacuées, et notamment les personnes âgées ou fragiles sans solution de repli, les 12 centres d’accueil ouverts sur 9 communes constituent le point d’entrée. Une évacuation ne met pas fin à l’exposition aux fumées : les précautions décrites dans cet article restent valables tant que les fumées sont perceptibles, y compris en hébergement collectif.
Lundi 27 juillet au matin : feu « globalement stable au cours de la nuit », toujours pas fixé
Au point préfectoral du lundi matin, le feu est resté « globalement stable au cours de la nuit », mais il n’est toujours pas fixé. Conséquence directe pour les personnes évacuées, et notamment les seniors hébergés en centre d’accueil : aucun retour de population n’est autorisé tant que le feu n’est pas fixé. Les flammes se trouvaient à environ 15 km de Bordeaux, dans le secteur de Martignas-sur-Jalle ; plusieurs communes aux portes de Bordeaux ont été évacuées, mais Bordeaux même ne fait l’objet d’aucun ordre d’évacuation. Emmanuel Macron préside ce lundi matin une cellule interministérielle de crise. Les chiffres de bilan cités ce matin-là — 42 000 hectares, près de 220 000 évacués dans 23 communes, 240 habitations détruites, 84 sapeurs-pompiers blessés — étaient encore ceux du point préfectoral du 26 juillet au soir ; ils ont été réactualisés dans la soirée (voir ci-dessous). Pour les personnes fragiles, les consignes de cet article restent valables tant que les fumées sont perceptibles.
Lundi 27 juillet, point préfectoral de 22 h 30 : feu non fixé, et un pic de chaleur annoncé pour mardi
Dans son point de situation de 22 h 30, la préfecture de la Gironde écrit que « le feu n’a pas gagné de terrain ces dernières 24 h malgré de nombreuses reprises traitées sur la majorité des secteurs », le vent d’ouest faible ayant permis de concentrer les moyens sur le traitement et la sécurisation des lisières, avec « deux largages de l’A400M » en appui. La surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares et le feu n’était toujours pas fixé lundi soir ; la préfecture écrivait alors, au soir du 27 juillet : « il n’y aura pas de retour possible dans les communes évacuées avant que le feu ne soit fixé. Aucune exception n’est envisageable. » Cette position a été assouplie le lendemain pour trois communes : voir l’encadré daté du 28 juillet 2026 en tête d’article.
Le point qui concerne directement les personnes fragiles : la préfecture souligne que la mobilisation reste entière « à la veille d’une journée qui devrait être marquée par une hausse significative des températures, et une baisse de l’hygrométrie ». Autrement dit, la journée du mardi 28 juillet cumule deux contraintes pour les seniors et les personnes vulnérables du secteur : l’exposition aux fumées décrite dans cet article et une forte chaleur. Les deux consignes se superposent au lieu de se remplacer — se calfeutrer contre les fumées ne dispense pas de s’hydrater et de rechercher la fraîcheur, et inversement, aérer pour rafraîchir n’est pas indiqué quand les fumées sont perceptibles. En cas de doute, privilégiez la pièce la plus fraîche du logement, fenêtres fermées, et hydratez-vous régulièrement.
Les moyens engagés au point du lundi 27 juillet à 22 h 30 : 2 750 sapeurs-pompiers (avec le renfort de nouveaux moyens européens), 18 moyens aériens, 1 500 militaires et 1 440 forces de sécurité intérieure. Le bilan humain s’établit alors à 88 sapeurs-pompiers blessés depuis le début de l’événement, et le bilan matériel provisoire à 240 habitations détruites. Le bilan humain a été dépassé depuis : au point du mardi 28 juillet 2026 à 22 h 30, la préfecture recense 110 sapeurs-pompiers blessés, les 240 habitations détruites étant, elles, reconduites (voir l’encadré en tête d’article). La préfecture renvoie toujours vers les recommandations de l’ARS Nouvelle-Aquitaine pour les personnes vulnérables, et rappelle l’existence d’une cellule d’information du public ouverte 24 h/24 au 09 70 80 90 40 (tapez 1 pour la Gironde) ainsi que d’une cellule d’urgence médico-psychologique au 0800 719 912.
Un point d’attention pratique enfin : deux nouveaux arrêtés préfectoraux signés lundi après-midi interdisent les manifestations sportives et culturelles dans tout le département de la Gironde, ainsi que la navigation et toute activité nautique sur le plan d’eau de Cazaux-Sanguinet. Les sorties collectives organisées pour des personnes âgées dans le département sont donc concernées.
Qui doit être particulièrement vigilant #
L’ARS Nouvelle-Aquitaine identifie clairement les publics à risque : les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardio-respiratoires, les asthmatiques, les nourrissons et jeunes enfants, ainsi que les femmes enceintes. Le point important tient en une phrase : l’exposition aux fumées peut déséquilibrer une situation jusque-là contrôlée.
| Public à risque (liste ARS) | Niveau de vigilance | Signaux qui doivent alerter |
|---|---|---|
| Personnes âgées | Renforcée | Toux nouvelle, essoufflement inhabituel, fatigue nette après un effort léger. |
| Maladies respiratoires (dont asthme) | Renforcée | Gêne respiratoire, respiration sifflante, oppression thoracique, recours plus fréquent au traitement habituel. |
| Maladies cardio-respiratoires | Renforcée | Palpitations, douleur dans la poitrine, essoufflement au repos, malaise. |
| Nourrissons et jeunes enfants | Renforcée | Toux persistante, respiration rapide, difficulté à boire ou à manger liée à l’essoufflement. |
| Femmes enceintes | Renforcée | Gêne respiratoire, malaise, fatigue respiratoire inhabituelle. |
L’ARS ne hiérarchise pas ces publics entre eux : tous relèvent d’une vigilance renforcée. Les signaux listés sont des repères de lecture destinés aux proches et aux aidants, pas un outil de diagnostic.
Pour les familles et les aidants, un réflexe d’organisation aide à gagner du temps : savoir, avant même le pic de fumées, qui dans l’entourage est asthmatique, qui suit un traitement cardio-respiratoire, et qui vit seul à domicile. Cette cartographie faite à froid permet d’agir plus vite pendant l’épisode.
Les gestes recommandés pendant l’épisode #
Dans les zones où les fumées sont visibles ou où l’odeur est nette, les consignes rejoignent celles d’un épisode de pollution atmosphérique important.
- Réduire au minimum le temps passé dehors : pas de sortie inutile, pas de sport en extérieur.
- Garder portes et fenêtres fermées tant que les fumées sont présentes autour du logement.
- Arrêter les dispositifs qui font entrer l’air extérieur, et éviter d’ajouter des sources de pollution à l’intérieur (encens, bougies, tabac, solvants).
- Limiter les efforts physiques : reporter le grand ménage, éviter de monter plusieurs étages, adapter les déplacements.
- Caler ses trajets — notamment les rendez-vous médicaux — sur les créneaux où la qualité de l’air est meilleure, d’après les bulletins d’Atmo Nouvelle-Aquitaine.
Pour un senior maintenu à domicile, la vigilance porte autant sur l’air respiré que sur le reste de l’organisation quotidienne : livraison des courses, passage d’un proche, continuité des soins. Sur la partie prise en charge, notre guide sur l’aide mutuelle senior et l’optimisation des dépenses de santé détaille les dispositifs mobilisables.
Masque FFP2 ou FFP3 : ce que recommandent les autorités #
Sur les masques, le message de l’ARS Nouvelle-Aquitaine est explicite : en cas d’exposition aux fumées, elle recommande le port d’un masque filtrant FFP2 ou FFP3, le niveau de filtration devant être adapté à l’épaisseur des fumées et à la fragilité des personnes. Selon la presse, 1,5 million de masques FFP2 ont été acheminés pour faire face à l’épisode.
Deux nuances méritent d’être rappelées. D’abord, un masque n’est utile qu’en complément de la réduction de l’exposition : rester à l’intérieur reste la première protection. Ensuite, le port prolongé d’un masque filtrant peut être fatigant, en particulier pour une personne âgée ou déjà gênée pour respirer. Si le masque semble accentuer la gêne, mieux vaut réduire encore le temps passé dehors et en parler à son médecin plutôt que de forcer.
— ARS Nouvelle-Aquitaine
Quand consulter, quand appeler le 15 #
Toute irritation n’est pas une urgence. Des picotements des yeux ou de la gorge, une toux légère chez une personne en bonne santé, ne justifient pas en eux-mêmes un appel au 15 — et saturer les numéros d’urgence pénalise les cas graves.
Chez les personnes vulnérables, le seuil est plus bas. L’ARS Nouvelle-Aquitaine précise qu’en cas d’apparition de symptômes ou d’une gêne respiratoire, les personnes à risque doivent se rapprocher d’un médecin généraliste et, à défaut et selon l’intensité des symptômes, appeler le 15.
En cas d’hospitalisation, les questions de prise en charge se posent souvent dans un second temps ; notre article sur le remboursement de la chambre particulière hospitalière précise ce que couvre réellement une complémentaire.
Où s’informer pendant l’épisode #
Pendant un incendie, l’information circule vite et mal. Pour les consignes sanitaires, la qualité de l’air et les mesures de sécurité, trois sources font autorité.
- ARS Nouvelle-Aquitaine : impact sanitaire des fumées, publics à risque, conduite à tenir en cas de symptômes.
- Atmo Nouvelle-Aquitaine : suivi de la qualité de l’air pendant les incendies en Gironde et dans les Landes.
- Préfecture de la Gironde : consignes de sécurité, évacuations, numéro d’information 09 70 80 90 40 (9h-17h).
Avant de relayer une information, trois réflexes suffisent : vérifier que la source est une institution identifiée, regarder la date de publication, et croiser avec une seconde source officielle.
Dimanche 26 juillet : l’alerte pollution s’étend jusqu’en Occitanie #
Signe de l’ampleur de l’épisode, les fumées des incendies de Gironde et des Landes, poussées par le vent, dégradent désormais la qualité de l’air à plusieurs centaines de kilomètres des foyers. Atmo Occitanie a annoncé pour ce dimanche 26 juillet un épisode de pollution aux particules en suspension (PM10) touchant sept départements : le Lot, l’Aveyron, la Lozère et le Tarn-et-Garonne en totalité, ainsi que le nord du Tarn, de l’Hérault et du Gard.
Dans l’Aveyron, la préfète a activé la procédure d’alerte à compter du dimanche après-midi sur l’ensemble du département, le seuil d’information et de recommandation étant dépassé de façon persistante — comme dans le Lot. Pour les seniors et les personnes fragiles de ces départements, les consignes sont les mêmes que près des foyers : limiter les activités physiques intenses en extérieur, garder les fenêtres fermées quand l’odeur de fumée est perceptible, et consulter un médecin en cas de gêne respiratoire inhabituelle. Le suivi local est assuré par Atmo Occitanie (source relayée par Millavois.com).
Mini-FAQ : fumées, seniors et personnes fragiles #
Faut-il porter un masque FFP2 pour sortir pendant les fumées de l’incendie en Gironde ?
Comment accompagner un proche âgé ou souffrant d’une maladie respiratoire pendant plusieurs jours de fumées ?
Les fumées peuvent-elles être gênantes loin du foyer de l’incendie ?
- Les fumées de l’incendie de Gironde relèvent, selon l’ARS Nouvelle-Aquitaine, des précautions d’un pic de pollution intense.
- En cas d’exposition : masque FFP2 ou FFP3, filtration adaptée à l’épaisseur des fumées et à la fragilité des personnes.
- Personnes âgées, maladies respiratoires ou cardio-respiratoires, asthmatiques, nourrissons, jeunes enfants et femmes enceintes : vigilance renforcée.
- Symptômes ou gêne respiratoire chez une personne à risque : médecin généraliste, et à défaut selon l’intensité, le 15.
- Information préfecture de la Gironde : 09 70 80 90 40, de 9h à 17h.
- Le département est placé en vigilance noire feux de forêt (niveau 5 sur 5) depuis le début de l’épisode. Les bilans intermédiaires publiés les 25 et 26 juillet sont caducs : ils sont remplacés par le point de situation de la préfecture du 26 juillet à 22 heures.
- Actualisation du soir (25 juillet, 22 h 30) : feu toujours pas fixé, 1 400 sapeurs-pompiers engagés et 1 500 militaires annoncés « dès ce soir » par le ministère des Armées (dont 11 équipes médicales et des solutions d’hébergement pour les évacués), 13 moyens aériens de 8 pays européens en renfort, 140 maisons détruites, pyrocumulonimbus inédit en France, hôpital mobile du SAMU au Parc des expositions de Bordeaux. Aucune victime parmi la population pour ce sinistre, mais 84 sapeurs-pompiers blessés depuis le début de l’incendie. Un incendie distinct a en revanche coûté la vie à deux sapeurs-pompiers le 21 juillet près de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac : les caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter, de la caserne de Saint-Médard-en-Jalles. Ces bilans sont provisoires.
- Actualisation de la nuit du 25 au 26 juillet (0 h 30) : évacuations ordonnées samedi soir vers la métropole bordelaise et le Bassin — Marcheprime, quartiers de Cestas (Croix-d’Hins, Pierroton, Toctoucau, les Argentiers), Biganos, Le Barp, Blagon ; Mios et Lacanau-de-Mios invités à se tenir prêts. Environ 8 000 nouvelles évacuations selon franceinfo ; 55 000 personnes concernées selon la préfecture citée par franceinfo. Centre d’accueil à Gujan-Mestras, Hall 3 du Parc des expositions de Bordeaux-Lac (jusqu’à 10 000 personnes, bordeaux-gazette). Le CHU de Bordeaux a rouvert son ancien EHPAD de Lormont et le SAMU a reçu environ 3 600 appels en 24 h contre environ 2 500 habituellement (bordeaux-gazette). Prévisions météorologiques qui « redeviennent défavorables » selon Sébastien Lecornu (vent d’Est attendu). Feu toujours pas fixé, aucun point préfectoral publié depuis celui de 13 h le 25 juillet.
- Actualisation de dimanche 26 juillet, vers 4 h : reprise du feu samedi soir, « situation critique » selon France 24 ; 55 000 nouvelles évacuations ordonnées par la préfecture et total national des évacuations dépassant 200 000 personnes, selon France 24 ; pyrocumulonimbus réactivé (le feu « crée son propre vent » et devient erratique, selon les pompiers de la Gironde cités par l’AFP) ; fermeture partielle de l’A63 par arrêté préfectoral ; 3 000 retours autorisés à Biscarrosse (Landes). Bilans provisoires, à recouper avec les canaux officiels.
- Actualisation de dimanche 26 juillet, en matinée : 42 000 hectares de surface brûlée et 220 000 personnes évacuées au total depuis mercredi, selon la préfecture de la Gironde (chiffres annoncés dimanche, relayés par franceinfo) ; feu décrit « hors de contrôle » et se rapprochant de Bordeaux (France 3 Nouvelle-Aquitaine) ; armée en renfort ; trafic ferroviaire interrompu au sud de Bordeaux (vers Arcachon, et jusqu’à Morcenx vers Dax et Mont-de-Marsan) ; point de situation préfectoral de dimanche 2 h publié sur gironde.gouv.fr.
- Dernier point de situation de la préfecture, dimanche 26 juillet à 22 heures : surface brûlée estimée à 42 000 hectares, près de 220 000 personnes évacuées à titre préventif dans 23 communes (dont 55 000 dans la nuit), 12 centres d’accueil répartis sur 9 communes, cinq nouvelles communes évacuées (Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios, Cestas), 240 habitations détruites (bilan provisoire), 2 500 sapeurs-pompiers + 1 500 militaires + 1 200 forces de sécurité intérieure, 18 moyens aériens et 105 engins forestiers ; situation alors qualifiée de très défavorable, avec un pyrocumulonimbus formé la veille au soir. Bilan humain : aucune victime parmi la population pour ce sinistre, 84 sapeurs-pompiers blessés depuis le début, et deux sapeurs-pompiers morts le 21 juillet sur un feu distinct près de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Entrée interdite dans les zones évacuées et sinistrées.
- Point du lundi 27 juillet au matin : feu « globalement stable au cours de la nuit » mais toujours pas fixé ; aucun retour de population autorisé tant que le feu n’est pas fixé ; flammes à environ 15 km de Bordeaux (secteur Martignas-sur-Jalle), Bordeaux même sans ordre d’évacuation ; Emmanuel Macron préside ce lundi matin une cellule interministérielle de crise.
Cet article est informatif. Il ne remplace pas un avis médical. Il ne délivre aucune prescription, aucun traitement et aucune recommandation personnalisée. En cas de doute sur votre état de santé ou celui d’un proche, consultez un professionnel de santé ; en cas d’urgence, appelez le 15.
- ARS Nouvelle-Aquitaine — « Feux de forêts : impact sanitaire et recommandations ».
- Atmo Nouvelle-Aquitaine — suivi de la qualité de l’air pendant les incendies en Gironde et dans les Landes.
- Santé publique France — surveillance sanitaire renforcée pendant l’épisode.
- Préfecture de la Gironde — communiqués et numéro d’information 09 70 80 90 40 (9h-17h).
- France 24, 25 juillet 2026 ; CNews, 24 juillet 2026.
- ICI Nouvelle-Aquitaine — direct du 25 juillet 2026, entrées du soir : 17 h 10 (hôpital mobile du SAMU au Parc des expositions de Bordeaux), 17 h 22 (140 maisons détruites), 17 h 35 et 17 h 37 (pyrocumulonimbus, 1 400 sapeurs-pompiers), 19 h 23 (retour d’environ 3 000 habitants dans les Landes).
- CNews, 25 juillet 2026 — déclaration de la préfète Sophie Brocas sur le pyrocumulonimbus.
- actu.orange.fr / AFP, 25 juillet 2026 — « Nombre d’habitants évacués, cellule de crise, A400M déployé… » : annonce du ministère des Armées (1 500 militaires « dès ce soir », 11 équipes médicales, hébergement des évacués, détail des moyens).
- France 24 — direct du 25 juillet 2026 : déclaration de Sébastien Lecornu, vent d’Est attendu à partir de 16 h.
- feuxdeforet.fr, 25 juillet 2026 à 23 h 17 — évacuations ordonnées samedi soir : Marcheprime, quartiers de Cestas (Croix-d’Hins, Pierroton, Toctoucau, les Argentiers), Biganos, Le Barp, Blagon ; Mios et Lacanau-de-Mios invités à se tenir prêts.
- bulletinbordelais.eu — nuit du 25 au 26 juillet : évacuations vers la métropole bordelaise et le Bassin, centre d’accueil de Gujan-Mestras pour les personnes sans solution de repli.
- bordeaux-gazette.com — nuit du 25 au 26 juillet : Hall 3 du Parc des expositions de Bordeaux-Lac (jusqu’à 10 000 personnes), réouverture par le CHU de Bordeaux de son ancien EHPAD de Lormont, environ 3 600 appels reçus par le SAMU en 24 h contre environ 2 500 habituellement.
- franceinfo — titres de la nuit du 25 au 26 juillet : environ 8 000 nouvelles évacuations ordonnées samedi soir ; 55 000 personnes concernées (chiffre de la préfecture cité par franceinfo) ; prévisions météorologiques qui « redeviennent défavorables » selon Sébastien Lecornu.
- France 24 — direct de la nuit du 25 au 26 juillet (MAJ 1 h 51) : « situation critique », reprise du feu samedi soir, 55 000 nouvelles évacuations ordonnées par la préfecture, total national des évacuations dépassant 200 000 personnes, pyrocumulonimbus réactivé (pompiers de la Gironde via AFP, capitaine Nicolas Braz), fermeture partielle de l’A63 par arrêté préfectoral, 3 000 retours autorisés à Biscarrosse.
- Préfecture de la Gironde — « Incendie de Saumos : point de situation à 22h00 ce dimanche 26 juillet » (source primaire de cette mise à jour) : surface brûlée estimée à 42 000 hectares, près de 220 000 personnes évacuées préventivement dans 23 communes dont 55 000 dans la nuit, 12 centres d’accueil sur 9 communes, 2 500 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires, 1 200 forces de sécurité intérieure, 18 moyens aériens, 105 engins forestiers, 240 habitations détruites (provisoire), situation « très défavorable », pyrocumulonimbus formé la veille au soir, aucune victime parmi la population sur ce sinistre et 84 sapeurs-pompiers blessés depuis le début.
- Point préfectoral de 13 h, dimanche 26 juillet 2026, relayé par la presse locale (bougerabordeaux.com) — bilan intermédiaire de la journée, depuis remplacé par le point de situation de la préfecture de 22 h 00 cité plus haut : 42 000 hectares, environ 220 000 personnes évacuées préventivement, 240 habitations détruites (bilan provisoire), un centre de 1 500 lits ouvert au parc des expositions d’Agen ; chiffres recoupés par une dépêche Belga/DH du 26 juillet.
Situation évolutive : les chiffres cités correspondent au point de situation de la préfecture du dimanche 26 juillet 2026 à 22 heures — au point préfectoral du lundi 27 juillet au matin, le feu est resté « globalement stable au cours de la nuit », mais il n’est toujours pas fixé et aucun retour de population n’est autorisé — et peuvent être dépassés au moment où vous lisez. Le feu n’est pas éteint : aucun de ces bilans n’est définitif, et les bilans intermédiaires publiés plus tôt les 25 et 26 juillet sont caducs, chaque chiffre conservé plus haut à titre d’historique restant attribué à sa source et à sa date. Attention : la page « point de situation à 7h00 » qui ressort encore en recherche sur gironde.gouv.fr est celle du 23 juillet et est périmée. Référez-vous aux communiqués officiels de la préfecture de la Gironde pour la situation en cours.
Plan de l'article
- Pourquoi les fumées d’un feu de forêt sont un sujet de santé
- Qui doit être particulièrement vigilant
- Les gestes recommandés pendant l’épisode
- Masque FFP2 ou FFP3 : ce que recommandent les autorités
- Quand consulter, quand appeler le 15
- Où s’informer pendant l’épisode
- Dimanche 26 juillet : l’alerte pollution s’étend jusqu’en Occitanie
- Mini-FAQ : fumées, seniors et personnes fragiles